L'absence de conditions énoncées sur un site Internet lors d’une réservation en ligne ne peut être contredite lors de la signature physique subséquente du contrat, sous peine que le consentement en soit considéré vicié :
«[28] Subsidiairement, il est possible de questionner le consentement donné par le défendeur au contrat. L’article 9 de la Loi édicte que « [l]orsqu’un tribunal doit apprécier le consentement donné par un consommateur à un contrat, il tient compte de la condition des parties, des circonstances dans lesquelles le contrat a été conclu et des avantages qui résultent du contrat pour le consommateur ». Le contrat a été présenté au défendeur pour signature à son arrivée, comme un fait accompli, alors qu’il avait déjà payé et qu’aucune condition quant à la réservation n’était écrite sur le site de la réservation : ce sont autant de circonstances susceptibles d’avoir eu un impact sur la liberté du consentement du défendeur.»