Dans cette décision, la Cour du Québec décide que le prix inférieur affiché sur Internet doit être accordé au consommateur qui se déplace en magasin pour effectuer l'achat (en vertu des art. 219 et 224 LPC). Le refus de vente au prix affiché sur Internet lui donne droit à des dommages, lesquels sont en l'espèce évalués à 1000$ puisque le refus du vendeur de conclure la transaction a, en fait, permis au consommateur de bénéficier d'une aubaine plus avantageuse chez un autre commerçant.
Cependant, comme l'indique P.-C. Lafond, parag. 622, il existe un certain débat jurisprudentiel quant à l'interprétation du parag. c) de l'art 224: «En cas de différence [entre le prix affiché et le prix de vente], en plus de constituer une infraction pénale ou administrative pour le commerçant – donc, possibilité de poursuite pénale –, le consommateur a droit, selon nous, au prix le plus bas. Un jugement de la Cour du Québec considère toutefois que l'article 224c) L.P.C. n'oblige pas le commerçant à vendre le bien au prix le plus bas ; il l'empêcherait seulement de vendre le bien à un prix supérieur à celui annoncé», voir: Lamarre c. Paul Albert Chevrolet Cadillac ltée, 2011 QCCQ 8349.